DJI Romo, le géant des drones, descend des cieux pour redéfinir le nettoyage de nos intérieurs avec intelligence.
DJI Romo : quand le maître des airs réinvente le nettoyage au sol
Depuis plus de 15 ans que j’analyse le marché de la maison connectée pour StylistMe.com, rares sont les annonces qui créent une telle effervescence. Lorsque DJI, le leader incontesté du drone civil, confirme son entrée sur un nouveau territoire, le monde de la tech retient son souffle. Après avoir révolutionné la prise de vue aérienne, puis s’être imposé dans l’univers des caméras d’action et des stabilisateurs, la firme chinoise s’attaque à nos intérieurs avec le DJI Romo, son tout premier aspirateur robot. Cette diversification, surprenante au premier abord, est en réalité une suite logique pour une entreprise qui a bâti son empire sur la navigation autonome et la cartographie 3D.
Le Romo ne débarque pas sur un terrain vierge ; il fait face à des géants bien établis comme Roborock ou Ecovacs. Pourtant, en transposant son expertise aérienne au ras du sol, DJI promet de bousculer les codes de l’intelligence domestique. Cet article décrypte pour vous cette nouveauté très attendue et analyse si le DJI Romo a les atouts pour devenir la nouvelle référence du foyer design et connecté.
💎 Premier avis DJI Romo
En tant qu’expert, je vois désormais le DJI Romo comme l’une des propositions les plus originales du marché des robots aspirateurs haut de gamme. DJI ne se contente pas d’entrer sur un nouveau segment : la marque transpose son savoir-faire en perception, détection d’obstacles et robotique issu des drones dans un appareil destiné à évoluer de manière autonome dans votre intérieur.
Le Romo se distingue d’abord par sa capacité annoncée à détecter les obstacles avec une précision de l’ordre du millimètre. Associée à ses deux bras robotiques pour nettoyer les bords et les coins, à ses 25 000 Pa d’aspiration et à ses deux rouleaux conçus pour limiter l’enchevêtrement des cheveux longs, cette approche lui donne une fiche technique particulièrement ambitieuse.
La station constitue également un point fort que je ne considérerais plus comme une faiblesse. DJI annonce une station autonettoyante à jet d’eau haute pression, capable de fonctionner jusqu’à 200 jours sans entretien, avec un système de lavage personnalisable utilisant des détergents liquides. L’automatisation est donc bien au cœur du concept, même si la fiabilité réelle de cette promesse devra être vérifiée sur la durée.
Le design transparent, proposé sur le Romo P, reste quant à lui très clivant. Personnellement, je le trouve particulièrement réussi et cohérent avec l’image technologique de DJI. Mais dans un appareil qui évolue quotidiennement au milieu de la poussière, des poils et des petits chocs, la résistance aux micro-rayures sera un élément à surveiller.
À 899 €, le DJI Romo P devient surtout beaucoup plus intéressant qu’il ne l’était lorsque son prix et sa disponibilité restaient hypothétiques. Il s’attaque directement au segment premium et possède suffisamment de particularités techniques pour ne pas être simplement un énième robot aspirateur connecté. Mon premier avis est donc nettement plus positif : le Romo est un véritable concurrent haut de gamme, avec une approche technologique différente et suffisamment ambitieuse pour bousculer les références établies.
Atouts :
- Détection d’obstacles avancée : DJI exploite son expertise en perception issue de la robotique et des drones pour proposer une détection annoncée au millimètre près.
- Nettoyage des bords et des coins : deux bras robotiques sont conçus pour améliorer la couverture des zones habituellement difficiles à atteindre.
- Forte puissance d’aspiration : jusqu’à 25 000 Pa.
- Station très automatisée : nettoyage à haute pression et fonctionnement annoncé jusqu’à 200 jours sans entretien.
- Design transparent original : une véritable signature esthétique qui distingue immédiatement le Romo des concurrents.
- Gestion des cheveux : deux rouleaux anti-emmêlement spécifiquement conçus pour limiter l’accumulation des cheveux longs.
Défauts :
- Prix premium : à 1 399 € en prix officiel, baissé à 899 € en tarif promotionnel, le Romo reste un investissement conséquent.
- Technologie encore jeune : DJI doit encore démontrer sur la durée la fiabilité de son approche et de son écosystème logiciel face aux spécialistes historiques du secteur.
- Design transparent à surveiller : particulièrement séduisant, mais potentiellement plus sensible aux traces, poussières et micro-rayures qu’une finition classique.
🛠️ Décryptage du DJI Romo : élégance et technologie

Au cœur de l’innovation du DJI Romo se trouve son système de navigation. Fait notable, il se détourne de la tourelle LiDAR, pourtant devenue la norme, pour adopter une approche basée sur la vision (vSLAM), s’appuyant sur deux caméras frontales et des capteurs 6-DoF (six degrés de liberté).
C’est un pari audacieux : DJI estime que ses algorithmes, perfectionnés pendant des années dans l’environnement tridimensionnel complexe du vol de drone, sont suffisamment puissants pour surpasser la norme matérielle du marché. Cette technologie promet une reconnaissance des objets et une planification de trajectoire d’une finesse inégalée, capable de s’adapter en temps réel aux environnements les plus changeants et encombrés.
Le design est l’autre point de rupture. Avec sa coque supérieure et sa station d’accueil proposées en version transparente, le Romo expose fièrement ses rouages internes. Cette signature esthétique, qui rappelle les produits de la marque Nothing, est une première dans le secteur et positionne le Romo comme un objet de convoitise pour les amateurs de design. Pour ceux qui préfèrent la sobriété, une version opaque blanche et grise aux accents orangés sera également disponible.
La station d’accueil, dont le design n’est pas sans rappeler le Roborock Qrevo Curv , confirme sa fonction de vidage automatique du bac à poussière grâce à la présence visible d’un sac collecteur. Elle assurera aussi le lavage et le séchage des deux serpillères rotatives. Cependant, l’absence de réservoirs d’eau claire et usée visibles sur les premiers clichés sème le doute sur sa capacité à automatiser entièrement le cycle de lavage, un point crucial sur le segment premium.
- Système de navigation avancé par vision (vSLAM) et capteurs 6-DoF, hérité de l’expertise des drones.
- Station d’accueil multifonction avec vidage automatique de la poussière et entretien des serpillères.
- Design distinctif avec une option de coque transparente révélant les composants internes.
- Double brosse latérale et serpillères rotatives pour un nettoyage complet des sols durs et des tapis.
- Application DJI connectée pour la cartographie, la programmation et la gestion de zones spécifiques.
✍️ DJI Romo : Le confort connecté au service de votre quotidien
Le DJI Romo n’est pas seulement un concentré de technologie, il a été pensé pour s’intégrer harmonieusement à votre intérieur et simplifier votre vie. Son design, qu’il soit transparent pour les amateurs de tech ou opaque pour plus de discrétion, en fait un bel objet qui ne dénotera pas dans un salon soigné. La mise en route, comme pour tous les produits DJI, s’annonce intuitive via une application dédiée dont les premières captures d’écran révèlent des interfaces de cartographie claires et détaillées. Vous pourrez ainsi définir des pièces, créer des barrières virtuelles et programmer des nettoyages sur mesure en quelques clics.
- Pour la famille moderne (30-45 ans) : Le principal avantage est le gain de temps. La navigation intelligente du Romo, capable de détecter et d’éviter les jouets qui traînent ou les animaux de compagnie , signifie moins de temps passé à ranger avant chaque cycle de nettoyage. C’est la promesse d’un sol propre en permanence, sans effort supplémentaire.
- Pour le jeune actif connecté (25-40 ans) : Le Romo est l’allié parfait d’un mode de vie dynamique. Programmez-le pour qu’il nettoie pendant que vous êtes au bureau ou en déplacement, et rentrez chez vous dans un espace impeccable. Son aspect technologique et son design avant-gardiste en font un sujet de conversation et un symbole de maison intelligente maîtrisée.
- Pour le quincadoactif curieux (50+ ans) : Le confort et la simplicité sont ici les maîtres-mots. Le Romo élimine la corvée physique du ménage. Sa fiabilité et son autonomie permettent de maintenir un intérieur sain et agréable sans se fatiguer, améliorant directement la qualité de vie au quotidien.
⚖️ Les produits concurrents ou alternatifs au DJI Romo
Pour bien situer le DJI Romo, il est essentiel de le comparer aux acteurs clés du marché. Il entre dans une arène où la compétition est féroce, notamment sur le segment haut de gamme.
- Roborock Q Revo (même gamme de prix) : Considéré comme l’un des meilleurs rapports qualité-prix du segment premium, le Q Revo est un concurrent direct. Il propose une solution « Omni » complète avec vidage, lavage, séchage et remplissage d’eau automatiques. Sa navigation est assurée par un LiDAR, une technologie éprouvée et fiable. Face à lui, le Romo devra prouver que sa navigation par vision est supérieure. Le Q Revo est un choix équilibré et très performant, mais son évitement d’obstacles peut parfois être moins précis que les systèmes basés sur des caméras
- Ecovacs Deebot T20 Omni ou T50 (même gamme de prix) : L’atout majeur du T20 Omni est sa capacité à laver les serpillères à l’eau chaude (55°C), offrant un nettoyage plus hygiénique. Comme le Roborock, il dispose d’une station entièrement automatisée et d’une navigation LiDAR. Il représente une alternative très solide, axée sur la performance de lavage. Son point faible réside parfois dans un nettoyage des bords moins efficace que certains concurrents. Le Romo se distinguera par son approche de la navigation et son design.
- Eufy X8 Pro (plus économique, ~350 €) : Ce modèle est une excellente alternative pour ceux qui ont un budget plus maîtrisé. Il offre une puissance d’aspiration remarquable grâce à sa technologie Twin-Turbine et un système anti-emmêlement des cheveux très efficace, idéal pour les propriétaires d’animaux. Cependant, le compromis se fait sur l’automatisation : sa fonction de lavage est beaucoup plus basique (pas de serpillères rotatives, pas de lavage automatique) et sa navigation, bien que correcte, n’intègre pas de reconnaissance d’objets avancée par IA. Il illustre parfaitement ce que l’investissement supplémentaire dans un modèle comme le Romo apporte : une intelligence et une autonomie supérieures.
❗Conclusion : faut-il acheter le DJI Romo ?
Le DJI Romo P change clairement la donne par rapport aux informations disponibles lors de son annonce. Désormais proposé en Europe à 899 € au lieu de 1 399 €, il se positionne directement face aux robots aspirateurs haut de gamme de Dreame, Roborock, Narwal ou eufy. Son tarif reste élevé, mais il est nettement plus cohérent avec les prestations annoncées que l’estimation initiale d’environ 650 €.
Le Romo mise surtout sur les technologies héritées de l’expertise de DJI dans les drones. Sa détection des obstacles au millimètre près, ses deux bras robotiques capables de nettoyer les bords et les coins, son aspiration de 25 000 Pa et ses deux rouleaux anti-emmêlement en font un modèle particulièrement ambitieux. La station est également un argument majeur : DJI annonce une autonettoyance à jet d’eau haute pression, avec jusqu’à 200 jours de fonctionnement sans entretien, ce qui répond directement à l’une des principales réserves que l’on pouvait avoir lors de son lancement.
Le DJI Romo P reste néanmoins un pari technologique. Son système de navigation et de détection, très différent des approches LiDAR traditionnelles, devra confirmer ses performances dans les conditions réelles d’un logement, notamment dans les environnements peu éclairés et face aux obstacles imprévisibles du quotidien. Les fonctions annoncées sont impressionnantes sur le papier, mais c’est leur fiabilité sur plusieurs mois qui permettra de déterminer si DJI réussit véritablement son entrée dans le marché très concurrentiel des robots aspirateurs.
À 899 €, le Romo P n’est donc plus un simple outsider intriguant : c’est un concurrent haut de gamme crédible. Son prix promotionnel le rend même particulièrement intéressant face aux modèles premium concurrents. En revanche, si votre priorité absolue est la maturité logicielle, le suivi logiciel et le recul disponible sur plusieurs générations de robots, des marques comme Roborock, Dreame ou Narwal conservent un avantage en expérience.
Verdict StylistMe : le DJI Romo P mérite désormais sa place dans une sélection des meilleurs robots aspirateurs haut de gamme de 2026. DJI ne se contente pas d’ajouter un aspirateur à son catalogue : la marque transpose ici une partie de son savoir-faire en perception et en robotique dans un appareil domestique. Reste à voir si le Romo est aussi bon pour éviter les chaussettes qui traînent que les drones DJI le sont pour éviter les arbres… C’est précisément ce que les tests longue durée devront confirmer.
🏢 DJI : du drone à la robotique domestique
Fondée en 2006 à Shenzhen par Frank Wang, DJI, pour Da-Jiang Innovations, s’est d’abord imposée avec ses technologies de contrôle de vol et de stabilisation pour drones. Avec le Phantom, puis les gammes Mavic, Mini et Air, la marque a largement contribué à démocratiser les drones équipés de caméras.
DJI a ensuite progressivement diversifié ses activités avec les stabilisateurs Ronin, les caméras et appareils compacts Osmo, les caméras d’action et les produits éducatifs RoboMaster. Cette évolution lui a permis d’accumuler des compétences qui dépassent largement le domaine du drone : caméras, capteurs, moteurs, vision par ordinateur, cartographie, navigation autonome, traitement d’image et intelligence embarquée.
L’arrivée du DJI Romo s’inscrit donc dans une stratégie de diversification déjà engagée. Un drone et un robot aspirateur évoluent dans des environnements différents, mais ils partagent plusieurs problématiques technologiques : percevoir leur environnement, identifier les obstacles, calculer une trajectoire et se déplacer de manière autonome.
Avec le Romo, DJI transpose ainsi une partie de son savoir-faire aérien et robotique dans la maison connectée. Sa détection avancée des obstacles, ses systèmes de navigation et ses mécanismes robotisés illustrent cette volonté de créer des machines capables d’interagir directement avec leur environnement.
Il serait toutefois prématuré de considérer DJI comme un acteur généraliste de la domotique face à Roborock, Dreame, eufy ou Xiaomi. Le Romo constitue surtout une première incursion majeure dans la robotique domestique autonome.
Cette évolution reste néanmoins particulièrement intéressante. DJI dispose déjà de nombreuses briques technologiques nécessaires au développement de futurs robots domestiques : perception, vision, mobilité, moteurs, intelligence embarquée et miniaturisation.
Le Romo pourrait donc représenter davantage qu’un simple robot aspirateur : il pourrait être le premier chapitre de l’entrée de DJI dans la robotique domestique. Le drone observe et se déplace dans le ciel, le Romo cartographie et agit au sol. La maison devient ainsi un nouveau terrain de jeu pour l’expertise robotique de DJI.











